Le 1er décembre, un Temps Fort de mobilisation qui nous concerne tous !

De nos jours, le SIDA est moins médiatisé qu’au début des années 80 mais l’épidémie du VIH persiste encore. Grâce aux avancées de la science, des traitements plus simples à prendre, plus efficaces et avec moins d’effets indésirables ont été développés pour les personnes séropositives.

Nous pouvons nous réjouir de ces avancées mais il ne faut pas oublier qu’en 2019, on peut encore mourir du SIDA
Être infecté par le virus du SIDA, c’est lutter au quotidien contre la maladie mais aussi contre les discriminations.

Pourtant la population, et notamment les jeunes ont une méconnaissance des modes de contamination et des conséquences de l’infection, prenant de ce fait des risques majeurs.

"Il est indispensable de continuer à informer et éduquer. Ceci  constitue un levier majeur pour faire reculer les contaminations, mais aussi les discriminations dont les personnes séropositives font l'objet", rappelle l'association AIDES dans son dernier rapport annuel.

Le 1er décembre est l’occasion d'informer et de sensibiliser sur le VIH et ses conséquences ainsi que sur le dépistage et les moyens de protection contre le VIH, et plus globalement contre les IST (Infections sexuellement transmissibles).
Cette journée est devenue un temps fort de La Mutuelle Des Etudiants depuis 2004.

Quelques chiffres

LMDE mène une enquête nationale régulière sur la santé des jeunes (ENSE).

Les résultats de l’enquête réalisée en 2019 font ressortir que :

  • 17 % des jeunes interrogés n’utilisent pas systématiquement un préservatif avec un nouveau partenaire.
  • 46 % des jeunes interrogés n’ont jamais réalisé de dépistage. Parmi les jeunes n’ayant jamais réalisés de test de dépistage 
  • La PrEP, le traitement préventif remboursé en France depuis 2016, n'est quasiment pas utilisé avec seulement 1 % de répondants déclarant y avoir recours.

Les étudiants sont de plus en plus nombreux à avoir recours au dépistage pour le VIH (54% vs 51% en 2014) ainsi qu’au dépistage pour les autres IST (47% vs 36% en 2014). Si la moyenne des étudiant·e·s qui déclarent avoir effectué un test de dépistage du VIH est de 54%, les hétérosexuels sont seulement 52,1 %, tandis que les bisexuel·les et homosexuel·les sont respectivement plus nombreux avec 56,% et 72%.