A chacun sa contraception

La contraception désigne tous les moyens pour ne pas tomber enceinte lors d’un rapport sexuel. Elle concerne aussi bien les filles que les garçons même si il existe beaucoup de moyens de contraception pour les filles.

Pour bien choisir, il est important d’en parler à deux car le risque de grossesse concerne les deux partenaires. 
La contraception peut se faire par différents moyens : 
  •  par diffusion d’hormones : pilule, patch et anneau;
  •  en posant une barrière : préservatif, cape ou diaphragme;
  •  en agissant sur le milieu utérin : le stérilet, appelé aussi DIU pour Dispositif Intra Utérin.
 
En cas d’accident, vous pouvez également avoir recours à la contraception d’urgence.
 

Les contraceptifs avec hormones

Les méthodes hormonales agissent sur le cycle menstruel. Elles contiennent des hormones synthétiques, œstrogènes ou progestatives, qui empêchent l’ovulation et épaissit la glaire cervicale ce qui gêne l’ascension des spermatozoïdes.

La pilule

Il existe deux sortes de pilules

- les oestroprogestatives, ou combinés qui contiennent des hormones œstrogènes et progestatives ;
- les microprogestatives qui contiennent un progestatif.

En pratique, la pilule existe en plaquette de 21 jours, avec une prise quotidienne pendant 3 semaines et une semaine d’arrêt ;  ou directement de 28 jours, avec une prise quotidienne en continu ( il y a alors 7 pilules "placebo"). 
La pilule est efficace dès le premier jour de sa prise et également pendant la semaine d’arrêt.

Attention, pilule et tabac ne font pas bon ménage car leur association a des effets néfastes sur la circulation sanguine et peut entrainer des maladies cardiovasculaires.  Si vous souhaitez prendre la pilule et que vous fumez, parlez-en avec votre médecin ou votre gynécologue.

Que faire si je l’oublie : 
Moins de 12 h après l’oubli, vous pouvez prendre la pilule oubliée et continuer la prise comme d’habitude
Plus de 12h après l’oubli : vous devez prendre la pilule oubliée dès que possible, (même en même temps que la suivante, cela ne présente pas de risque). Attention dans ce cas, vous risquez de ne pas être bien protégée, pensez utiliser un préservatif en plus de votre pilule pendant 7 jours. Si jamais vous avez eu un rapport pendant la semaine avant cet oubli, prenez une contraception d’urgence, ou pilule du lendemain en plus de votre pilule habituelle. 
Ces précautions sont valables aussi si vous oubliez de reprendre votre pilule après la semaine d’interruption.


Les pilules de troisième et quatrième génération

Les pilules de 3ème et 4ème génération sont des pilules combinées ou oestroprogestatives. Cela veut dire qu’elles associent des hormones œstrogènes et progestatives. On parle de générations en fonction du type d’hormones utilisées.  Avec ces pilules, il y a un peu plus de risques de thrombose veineuse, c’est-à-dire de formation de caillots dans les veines,  qu’avec les autres méthodes hormonales. C’est pour cela que le choix et la prescription d’une pilule sera faite en fonction de vos besoins et de vos antécédents.
En savoir plus : www.choisirsacontraception.fr

Combien ça coute ? 
Les prix des pilules varient de 2€ à 14€ par mois environ. Certaines sont remboursées à 65% par la sécurité sociale. LMDE prend en charge toute les pilules dans le cadre de ses forfaits prévention [lien vers garanties]
Vous pouvez même obtenir votre pilule gratuitement en pharmacie si vous avez moins de 15 ans, ou dans un centre planning familial.


L’implant

L’implant est un bâtonnet de 4 cm qui ressemble à une allumette qui contient une hormone progestative. Implanté dans le bras, il diffuse en continu dans le sang, pendant 3 ans, une dose d’hormones. 
En pratique il est posé sous la peau du bras, sous anesthésie locale, par un médecin ou une sage-femme. Une fois en place, on voit une petite bosse sous la peau. 
L’effet dure 3 ans mais vous pouvez bien sûr le faire enlever avant si vous désirez tomber enceinte. 
A noter : avec l’implant, il n’y a plus de règles régulières mais des saignements de natures diverses. Chez certaines, ils peuvent être abondants mais, pour la plupart des femmes, il n’y a plus de saignement du tout.

Combien ça coute ? 
L’implant coûte une  centaine d’euros pour 3 ans et il est pris en charge à 65% par la sécurité sociale. LMDE prend en charge le reste dans le cadre de ses forfaits de prévention.
Vous pouvez l’obtenir gratuitement en pharmacie si vous avez moins de 15 ans, ou dans un centre planning familial.

 

L'anneau vaginal

L’anneau vaginal est un anneau en plastique qui contient un mélange d’hormones oestrogènes et progestatives.
Inséré au fond du vagin, un peu comme un tampon, il diffuse ses hormones pendant 21 jours. Le 21ème jour du cycle, on le retire en insérant un doigt dans le vagin ; cela se fait très facilement. Puis au bout de 28 jours, après une période de « règles », on remet un nouvel anneau. Si vous le souhaitez, vous pouvez remettre immédiatement un nouvel anneau, sans attendre la période de 7 jours.

A noter : parfois, le partenaire peut le sentir pendant le rapport, mais c’est un inconvénient très rare.

Que faire si j’oublie de le changer ? 
Pour être efficace, l’anneau doit être bien changé au bout des 3 semaines. 
Si vous oubliez de l’enlever, faites le dès que vous vous en rendez compte et écourtez la période de règles. Mettez le nouvel anneau le jour prévu. 
Si vous avez oublié de le remettre, mettez-le dès que possible et utilisez un préservatif pendant 7 jours pour éviter tous les risques.

  Combien ça coute ? 

Un anneau coute environ 16€ par mois mais il n'est pas remboursé par l'Assurance maladie. LMDE peut en prendre en charge une partie dans le cadre de ses forfaits de prévention.

Le patch

Le patch contraceptif s’applique sur la peau et il diffuse deux hormones, l'estradiol et le progestatif.
On le colle sur le ventre, les épaules ou le bas du dos. Et on le change 1 fois par semaine, toujours le même jour, pendant 3 semaines. Les règles viennent la 4ème semaine, celle où on ne porte pas de patch.

Que faire si j’oublie de le changer ?

Si vous oubliez de le changer le jour prévu, la protection reste valable 48 heures. Par contre si le patch se décolle, il faut en mettre un nouveau dans le 24 heures.
Si vous n’en remettez pas un dans les 24 heures, vous risquez de ne pas être bien protégée, pensez utiliser un préservatif en plus. Si jamais vous avez eu un rapport, prenez une contraception d’urgence, ou pilule du lendemain en plus de votre pilule habituelle.

Combien ça coute ?

La boite de 3 patch coute environ 15€ par mois mais elle n'est pas remboursé par l'Assurance maladie.
LMDE peut en prendre en charge une partie dans le cadre de ses forfaits de prévention.

Les méthodes barrières

Ces moyens de contraception empêchent le passage des spermatozoïdes. Les plus connus sont les préservatifs féminins et masculins qui, en plus d’être contraceptifs, sont les seuls moyens d’éviter les infections sexuellement transmissibles.

Les Préservatifs

Ils sont efficaces et doivent être utilisés pour chaque rapport et à tout moment du cycle menstruel. 
Ils doivent être changés après chaque rapport sexuel. En cas d’accident, vous devez prendre une contraception d’urgence. Vous en saurez plus ci-dessous. 

Les préservatifs masculins sont généralement fabriqués en latex mais il en existe également en polyuréthane pour les personnes allergiques. Il s’agit en fait d’une enveloppe, dans lequel le pénis est placé pour empêcher le passage des spermatozoïdes. 
Le préservatif féminin, lui, est fabriqué en nitrile ou en polyuréthane. C’est une gaine avec un anneau à chaque extrémité. 
Placé dans le vagin, il empêche le contact du sperme avec les parties génitales. Il peut être mis en place plusieurs heures avant le rapport sexuel. 

Combien ça coute ? 
Les prix sont variables. Ils peuvent être obtenus en pharmacie ou gratuitement  dans un centre de planning familial.

 

Les autres méthodes barrières

Il existe d’autres moyens que le préservatif : la cape et le diaphragme. 
Les deux sont réutilisables. La cape est un dôme en latex fin que l’on place au niveau du col de l’utérus avant le rapport sexuel. Le diaphragme est une coupelle en silicone ou latex que l’on met dans le vagin environ 20 minutes avant le rapport. 
L’efficacité de ces deux dispositifs doit être améliorée par l’utilisation de spermicides sous forme de gel, ovule ou éponge.

Combien ça coute ? 
La cape cervicale coûte environ 60 € mais elle n’est pas remboursée par la sécurité sociale. 
Le diaphragme coûte entre 30 et 45€ et une toute petite part est prise en charge par la sécurité sociale.
LMDE peut prendre en charge une partie des frais de ces méthodes dans le cadre de ses forfaits de prévention.

Le dispositif intra utérin (DIU) ou stérilet

Le DIU est un petit objet en plastique souple, en forme de T ou de V, qui est installé dans l’utérus par un professionnel de santé.

Il existe 2 types de DIU : hormonal ou non.

Le DIU hormonal contient une hormone progestative qu’il va libérer pendant les  5 ans où vous aller le garder. Avec ce dispositif, souvent, vous n’avez plus de règles. On dit qu’il génère une aménorrhée.

Le DIU au cuivre crée un environnement hostile pour les spermatozoïdes et agit sur la muqueuse utérine et empêche la nidation.

Contrairement aux idées reçues, tout le monde peut avoir un DIU, il n’est pas nécessaire d’avoir déjà eu une grossesse. Sa pose peut être un peu douloureuse mais est très rapide.

Combien ça coute ? 

Le DIU au cuivre coûte environ 30€ 
Le DIU hormonal coûte environ 125€. 
Les deux sont remboursés à 65% par la sécurité sociale. 
LMDE prend en charge le reste dans le cadre de ses forfaits de prévention.

Comment choisir ?

Pour être efficace, votre contraception doit être adaptée à votre rythme de vie et à vos habitudes.
 
La pilule, par exemple, sera adaptée si vous y pensez tous les jours à la même heure.  Si, par contre, vous êtes plutôt « tête en l’air », un dispositif sur le long terme sera surement plus adapté, comme par exemple le DIU ou l’anneau.

Quoi qu’il en soit, discutez-en avec votre partenaire et un professionnel, gynécologue, sage-femme ou médecin.  Les infirmières scolaires peuvent aussi vous aidez à y voir plus clair.

Les centres de planning familial et les centres de planification ou d’éducation familiale (CPEF) assurent également des consultations de contraception.

Le site Choisir sa contraception vous propose également un état des lieux précis avec un tableau comparatif complet.

Et n’oubliez jamais que seul le préservatif protège des infections sexuellement transmissibles.

La contraception d’urgence

En cas de rapport mal ou non protégé (oubli de pilule, préservatif craqué…), il est possible de recourir à une contraception d’urgence.

Il existe deux méthodes : 

  • La pose d’un dispositif intra-utérin (DUI)

Il peut être posé par un médecin ou une sage-femme jusqu'à 5 jours après la date du rapport à risque, pour empêcher l’implantation de l’embryon dans l’utérus.

  • la pilule, dite « pilule du lendemain »

La pilule du lendemain  se présente sous la forme d’un comprimé. Elle est d'autant plus efficace qu'elle est prise rapidement après le rapport à risque. Ces hormones agissent en retardant l’ovulation.
Il en existe 2 sortes:
- Norlevo à prendre sous 72 heures (3 jours) 
- Ellaone à prendre sous 120 heures (5 jours)

  • Si vous êtes mineure, vous pouvez l'obtenir de manière anonyme, gratuite et sans ordonnance en pharmacie, auprès d'une infirmière scolaire ou dans un centre de planification. 
  • Si vous êtes étudiante, vous pouvez l'obtenir gratuitement dans les services universitaires de médecine préventive 
  • Si vous êtes majeure, vous pouvez vous la procurer sans ordonnance en pharmacie.

La contraception d’urgence hormonale dite pilule du lendemain protège uniquement du rapport à risque. Si vous avez d’autres rapports après, cette pilule ne vous protègera pas. Il est donc important de mettre en place une protection temporaire, par exemple le port du  préservatif, jusqu’au prochain cycle. Dans tous les cas, il est indispensable de prévoir un mode régulier de contraception adaptée.  

La contraception d’urgence n’est pas efficace à 100%, il est conseillé de faire un test de grossesse et de consulter un professionnel de santé.

Enfin, si vous ne connaissez pas le statut sérologique de votre partenaire, pensez à faire un dépistage des infections sexuellement transmissible dont le VIH.