Le consentement n'est pas une option !

Le consentement sexuel se traduit par l’accord volontaire qu’une personne donne à une autre personne avant de participer à une activité sexuelle.

Le consentement doit être libre et éclairé. Il doit être accordé sans contrainte, librement.

Non, ceci ne signifie pas que je suis consentant·e à un rapport sexuel:

  • Quand j’accepte de boire ou de consommer de la drogue
  • Quand j’ai consommé de la drogue et de l’alcool
  • Quand j’ai accepté d’embrasser ou de faire des caresses à quelqu’un

 Et quand bien même, j’ai le droit de changer d’avis à tout moment !

Explications en vidéo

 

Source: Thames Valley Police
Traduction: Démotivateur

Ce que dit la loi

Les victimes mineures peuvent porter plainte jusqu’à 20 ans à compter de leur majorité (c’est-à-dire jusqu’à leur 38 ans) pour les crimes (viols) et jusqu’à 10 ans à compter de leur majorité pour les délits (agressions sexuelles).

Les victimes majeures ont 20 ans, à compter de la date des faits, pour porter plainte en cas de viol et 6 ans en cas d’agressions sexuelles.

Soutien aux victimes

 

Attention, ces numéros ne sont pas des numéros d’appel d’urgence. 

Le 0 800 05 95 95 "SOS Viols Femmes Informations" du Collectif Féministe Contre le Viol.

Ce numéro d’écoute national et anonyme est destiné aux femmes victimes de viol ou d’agressions sexuelles et à leur entourage.

Il est accessible et gratuit depuis un poste fixe en métropole et dans les DOM du lundi au vendredi de 10 h à 19 h.

 

Le 39 19 : Violences Femmes Info.

Ce numéro d’écoute national et anonyme est destiné aux femmes victimes de violences et à leur entourage.

Il est accessible depuis un poste fixe ou mobile en métropole, comme dans les DOM du lundi au vendredi de 9h à 22h, les samedis, dimanches et jours fériés de 9h à 18h.

Mais au fait, c’est quoi le michetonnage ?

Le michetonnage est un phénomène qui concerne des jeunes filles entretenant des rapports romantico-sexuels afin d’obtenir des faveurs financières et matérielles. LMDE t’en dit plus sur cette conduite à risque qui peut également concerner des garçons.

Selon le Dico des Ados de France Bleu, une « michto » est une « personne superficielle qui se met avec quelqu’un pour son argent ».
Ce mot serait apparu dans les années 2000 et viendrait du terme familier roumain « mysto » qui veut dire beau, sympa, cool. Aujourd’hui, le sens du mot a changé et désigne « une opportuniste se rapprochant de ceux qui ont de l’argent ».
En fait, la michetonneuse troque ses charmes et entretient une relation amoureuse avec le client, avec promesse de relations sexuelles, pour avoir en échange des consommations, des vêtements, des sacs, des chaussures, des téléphones et autres cadeaux… Certaines michetonneuses s’enfuient avant de donner quelque chose en retour, tandis que d’autres vont jusqu’à se livrer à des relations sexuelles multiples.

La plupart du temps, les michetonneuses désirent accéder à un pouvoir d’achat qui leur permet d’avoir les attributs matériels valorisants, afin de connaître un meilleur statut social. Se sentant parfois exclues de la société, elles veulent mener une vie de jet-set. Pour elles, réussir sa vie passe forcément par le succès financier et matériel. La particularité du michetonnage réside dans le fait que ce sont les filles (et aussi quelques garçons) qui vont directement à la rencontre des clients.

Les michtos cherchent initialement à avoir un ascendant sur l’autre et s’estiment en position dominante. Au fil du temps, le vrai rapport de force s’avère à leur détriment. Alors qu’elles ont l’impression de duper des « pigeons », les michetonneuses sont généralement dans un engrenage.

De la prostitution ?

Les michetonneuses n’associent pas leur acte avec de la prostitution. Or, il s’agit bel et bien d’une forme informelle de prostitution, étant donné qu’elles sont « payées » en échange de faveurs sexuelles. La seule différence est que ce n’est pas de l’argent mais des produits de luxe, des repas dans des grands restaurants, etc.
Vulnérables notamment de par leur âge, les michetonneuses s’exposent à divers risques. Heureusement, les éducateurs spécialisés notent que la plupart d’entre elles finissent par arrêter rapidement. Pour ce faire, elles peuvent être aidées par des structures proposant un accueil et une écoute des récits de vie. Structures qui accompagnent ces jeunes filles dans une construction individualisée et partenariale d'un parcours de prévention des conduites pré-prostitutionnelles. Des actions de prévention et de sensibilisation collectives sur les dangers de ces conduites s’inscrivant dans la marchandisation du corps sont également menées.

Néanmoins, ces individus n’ont pas assez de ressources ou d’estime pour se protéger de ces relations dangereuses, avec le risque de basculer dans des formes de prostitution plus classiques. Ces derniers temps, les réseaux sociaux et Internet servent de support à des conduites à risque prostitutionnel, en permettant à des mineurs d'envoyer des photos ou vidéos intimes en échange d'une contrepartie. Souvent on utilise le terme « cam-girls », et cette pratique s'est développée dans notre pays durant le confinement de mars à mai 2020. OnlyFans, plateforme de partage de contenus, concentre une grande partie de cette activité. Pour tenter d'y remédier, le gouvernement français a annoncé le 30 septembre dernier la création d'un groupe de travail chargé de proposer, d'ici mars 2021, des pistes afin de mieux lutter contre la prostitution des mineurs. Un phénomène amplifié incontestablement par les réseaux sociaux, qui concernerait 6 000 à 10 000 adolescentes en France, parfois dès 13 ans.

Plus d’infos : l’association Agir Contre la Prostitution des Enfants (ACPE) lutte contre la prostitution de mineurs en France. Rendez-vous sur son site internet acpe-asso.org

Le saviez-vous ?

La bande originale du film « Alibi.com » réalisé par Philippe Lacheau en 2017 s’intitule « Marre des michtos ». Une chanson délirante interprétée par l’humoriste Nawell Madani.