En décembre l’Opération Kamasutra revient avec ce quizz dédié à la sexualité et à la prévention des IST et MST. Tente ta chance sur notre jeu chaque jour pour avoir une chance de gagner l’un de nos cadeaux.

1. Le VIH et le SIDA c’est la même chose ?

FAUX !



Le VIH est l’acronyme de « virus de l’immunodéficience humaine ». « Immunodéficience » signifie que le système immunitaire est affaibli et ne parvient pas à lutter efficacement contre les microbes et les infections. Si le VIH n’est pas traité, il évolue et passe à ce qu’on appelle « le stade SIDA ». Cela signifie que le virus a détruit les défenses immunitaires de l’organisme. Beaucoup de personnes sont diagnostiquées séropositives alors qu’elles en sont déjà au stade SIDA, d’où l’intérêt d’un dépistage régulier. Plus on est traité tôt pour le VIH, plus on a de chances d’éviter le stade SIDA.

 

Source : https://www.sexosafe.fr/ma-sante/ist/vih-et-sida-quelles-differences

2. En 2022, il n’y a plus besoin d’une ordonnance pour faire un dépistage du VIH en laboratoire

VRAI !



Le dispositif « au labo sans ordo », garantit depuis janvier 2022 la gratuité du dépistage du VIH 1 et 2 en laboratoire. Il n’est donc plus nécessaire de se munir d’une ordonnance au préalable. En revanche, pour toutes les IST, il faudra se procurer une ordonnance pour garantir la gratuité de l’acte médical.

Source : https://www.sida-info-service.org/vihtest-au-labo-sans-ordo/

3. Le Kamasutra est apparu en Inde au IV siècle

VRAI !



À l’origine le Kamasutra est un texte qui a été rédigé en Inde par le brahmane Mallanaga Vâtsyâyana au IV siècle. Il voulait rendre plus accessible des textes déjà existants sur le thème de l’amour mais qui n’étaient pas illustrés. Avec le temps, le Kamasutra a évolué dans sa manière d’être illustré Le livre a été traduit pour la première fois en Angleterre au XIXe siècle et ne devint légal qu'en 1963. La traduction française a quant à elle eu lieu en 1891.

Sources : https://www.futura-sciences.com/sante/questions-reponses/amour-sexualite-origine-kamasutra-8126/

4. La sérophobie c’est quoi ?

:(



La sérophobie est le terme qui désigne toute attitude hostile à l’égard des personnes vivant avec le VIH. Dans les années 80, au début de l’épidémie du SIDA, certains pays (dont la France) imposaient le placement sous surveillance de groupes de personnes qu’ils ont désigné comme « à risque » (héroïnomanes, homosexuels, hémophiles, populations migrantes). Aujourd’hui, on utilisera plutôt l’expression « personnes les plus exposées » au virus. C’est en 1986 que la France ajoute le SIDA dans la liste des maladies à déclaration obligatoire. Cette surveillance n’est toujours pas levée à ce jour. Aujourd'hui, la peur de la contamination peut encore provoquer des réactions de rejet envers ces groupes. Sous traitement, une personne séronégative a une charge virale basse et ne transmet plus le virus ! Protège-toi systématiquement lors de chaque rapport avec un préservatif et n’oublie pas le dépistage régulier.

Sources  : https://www.sante.fr/de-la-stigmatisation-la-serophobie-definition-et-evolution-des-concepts.

 

5. La lubrification naturelle n’est pas automatiquement liée à l’excitation.

VRAI !



La lubrification naturelle (liquide pré-séminal ou cyprine) représente les liquides qui s’écoulent du vagin ou du pénis lors d’une stimulation. Si on les associe souvent à l’excitation, ce n’est pas toujours le cas. C’est une réaction physiologique plus qu’un signe d’excitation. C’est pour cela que l’on ne peut pas se fier à la lubrification naturelle ni aux érections pour savoir si son ou sa partenaire est excité ! La communication est donc ta meilleure alliée !

6. Les poils pubiens protègent des microbes, des agressions extérieures comme les frottements et les UV.

VRAI !

Les poils permettent de faire barrière aux bactéries, ils retiennent également la sueur et contribuent au refroidissement du corps.

Une épilation complète du pubis est une des causes de déséquilibre de la flore vaginale, pouvant entrainer vaginose, mycose… En cas de pertes anormales, ou de démangeaisons, n’hésite pas à consulter un médecin !

Source : https://documentation.planning-familial.org/

7. Le chemsex c’est pratiquer le sexe sous substances.

VRAI !



Le chemsex c’est associer la pratique du sexe et la prise de drogue. Les chemsexeurs cherchent à augmenter le désir, le plaisir, les sensations. Certains espèrent se sentir plus performants sexuellement en prenant des drogues. Les drogues utilisées sont souvent stimulantes et euphorisantes : cocaïne, méthamphétamine, ecstasy/MDMA… Mais aussi parfois du poppers ou du GHB. Pas toujours safe ! Cela peut déboucher sur des conduites à risques avec des rapports sexuels non protégés et la transmission d’IST.

Le chemsex augmente également les risques d’agressions sexuelles car les drogues peuvent rendre plus difficile de discerner ou d’exprimer l’absence de consentement.

AIDES a mis en place une ligne dédiée au chemsex, un numéro d’urgence disponible 24h/24 sur WhatsApp ou Signal au 07 62 93 22 29.

8. La pénétration anale peut transmettre le VIH

VRAI !



Une pénétration anale peut permettre la transmission du virus pour les deux partenaires comme par le vagin. Afin d’éviter les contaminations et la transmission, il existe plusieurs solutions : préservatifs, traitement PrEP, et tests de dépistages.

Sources : http://mediatheque.lecrips.net/

9. Si j’envoie un nude sans consentement de la / du destinataire je risque jusqu’à 2 ans de prison.

VRAI !


Un nude envoyé sans consentement est une atteinte à l'intégrité de la personne. Cela peut conduire à 60 000€ d’amende et 2 ans de prison. L'article 226-2-1 du Code pénal punit la captation ou la diffusion de « paroles ou images présentant un caractère sexuel » sans le consentement de la personne concernée.

Source : https://www.legifrance.gouv.fr/.

 

 

10. Il existe une solution pour prévenir des infections urinaires après les rapports sexuels

VRAI !


Il faut penser à uriner après les rapports sexuels, cela permet d’éviter les cystites. Il existe d’autres conseils pour éviter les infections urinaires comme :

- Boire beaucoup d'eau et de liquides non alcoolisés car le flux urinaire diminue la charge bactérienne de la vessie,
- Ne pas prendre de douche vaginale,
- Eviter les produits d’hygiène parfumés,
- Porter des sous-vêtements en coton,
- Eviter les pantalons moulants.

En cas de récidive, pense à consulter ton médecin traitant.

Source : https://www.ameli.fr

11. Une IST dans le couple n’est pas forcément un signe de tromperie.

VRAI !


Certaines IST peuvent mettre des années à se déclencher, c’est le cas de l’herpès génital ou le papillomavirus par exemple. La transmission peut aussi avoir lieu lors d’une caresse, c’est ce que l’on appelle les IST manuportées. Ce n’est donc pas forcément un signe de tromperie !

Le dépistage est important, même en relation stable. Depuis 2022, il est possible de faire un dépistage du VIH gratuitement sans ordonnance sous présentation de la carte vitale. Il faudra néanmoins se munir d’une ordonnance pour les autres IST ou aller dans un centre de dépistage.
En couple exclusif ou non exclusif, en situationship*, ou autre, n’attends pas d’avoir une IST pour en parler ! Quelques tips pour en parler à son / sa partenaire :

1. Choisir son moment (la personne aura sûrement des questions à te poser, prépare un temps pour pouvoir lui répondre).
2. Renseigne-toi. Plus tu maitrises le sujet, plus tu seras à l’aise pour en parler et répondre aux interrogations potentielles.
3. Ne pas hésiter à briser les tabous et les mythes qui entourent les IST. Aujourd’hui, il existe des solutions pour en guérir ou pour vivre avec. Rassure ton partenaire !

*Situationship : une forme de relation affective, romantique, et/ou sexuelle qui se situe en dehors de la norme du couple.

Source : https://questionsexualite.fr/

12. Seules les personnes qui ont un utérus sont concernées par le vaccin contre le papillomavirus.

FAUX !


Les personnes qui n’ont pas d’utérus peuvent tout de même être porteuses du virus et donc le transmettre.

Pendant longtemps les campagnes de prévention contre le cancer de l’utérus ont été dirigées principalement vers les filles/femmes alors qu’il est important qu’un large panel de population soit sensibilisé à la vaccination contre le papillomavirus.

Passé 14 ans il n’est pas trop tard pour faire le vaccin contre le papillomavirus. Un rattrapage est possible jusqu’à 19 ans pour tout le monde et également jusqu’à 26 ans pour les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes.

Le savais-tu ? L’Australie a été précurseur et a réduit drastiquement le nombre de cancers du col de l’utérus grâce à sa stratégie de vaccination dirigée vers l’ensemble de sa population !

Source : https://www.e-cancer.fr/