En décembre l’Opération Kamasutra revient avec ce vrai/faux dédié à la prévention des IST et MST. Teste tes connaissances avec notre quizz pour participer au tirage au sort et avoir une chance de gagner l’un de nos cadeaux. Les réponses sont sur cette page.

1. Une excellente hygiène génitale te protège contre les IST.

FAUX !



Il est vrai qu’une mauvaise hygiène est facilitatrice de transmission d’IST mais ce une bonne hygiène ne t’en protègera pas pour autant ! Seuls les préservatifs (internes / externes) ou les digues dentaires peuvent t’en protéger ! Si tu as une IST, cela ne veut pas forcément dire que tu es quelqu’un de « sale » !

Le savais-tu ?

Des préservatifs sont distribués gratuitement dans les centres de dépistage du sida, les associations de prévention, les centres de planification et de PMI ou les centres médico-sociaux. Tu peux également t’en faire prescrire par ton généraliste depuis décembre 2018.

2. Pas de symptôme, pas d’IST.

FAUX !



L’absence de symptômes ne signifie rien. Des IST comme la gonorrhée, la chlamydia et même les papillomavirus ont parfois des formes asymptomatiques. Tu peux être contaminé·e et l’ignorer plusieurs années ! Pour ça, il est important de faire des dépistages réguliers (à chaque changement de partenaire ou bien 1 fois par an.
Une IST non soignée peut entrainer des complications à long terme : par exemple, la chlamydia est responsable de nombreux cas de stérilité.

Pour te faire dépister rends-toi :

- Dans un CIDDIST (Centres d’information, de dépistage, de diagnostic des IST) : ils sont habilités à effectuer le dépistage du VIH, des hépatites B et C et parfois d’IST
- Dans un CeGIDD (Centre Gratuit d’Information, de Dépistage et de Diagnostic) : de façon anonyme et gratuite pour l’ensemble des IST également.
- Dans un centre PMI (Prévention Maternelle et Infantile et Centres CPEF (Planification ou d’Education Familiale. Ils peuvent aussi proposer un dépistage gratuit. Si la personne est mineure, les examens et traitements y sont gratuits et anonymes.
- Dans un laboratoire de biologie médicale avec ou sans ordonnance de votre médecin. Sans ordonnance, votre analyse ne sera pas prise en charge par la sécurité sociale.

3. Si ses analyses sanguines le lui permettent, une personne séropositive, peut arrêter d’utiliser un préservatif.

VRAI !



Les traitements pour les personnes séropositives empêchent le virus de se multiplier, bloquent son évolution et diminuent la charge virale (la quantité du virus dans le sang).

En prenant correctement son traitement, une personne séropositive peut réduire sa charge virale jusqu’à ce qu’elle devienne inférieure au seuil de détection au laboratoire : on dit alors que la charge virale est indétectable. La personne séropositive ne transmet alors plus le VIH lors de relations sexuelles.
Selon les traitements prescrits, 6 mois peuvent être nécessaires pour que la charge virale devienne indétectable.

Bien entendu, pour que la charge virale reste indétectable, il est important que la personne séropositive ait un traitement adapté, prenne correctement son traitement (dosage, la régularité des prises, avec ou sans repas…). Un bon suivi médical avec son médecin spécialiste est également indispensable. La personne séropositive peut donc bien ne plus utiliser de préservatif.

Source : preventionsida.org

4. Pour mieux se protéger, mieux vaut porter deux préservatifs.

FAUX !



Mauuuvaise idée ! Il ne faut jamais utiliser 2 préservatifs en même temps (externe et externe ou externe et interne) car le frottement risque de les faire craquer ... et, en plus, vous ne sentirez rien !

5. L’hépatite B et le papillomavirus humain (VPH) se soignent.

FAUX !



L’hépatite B, le virus de l’herpès (herpes virus simplex ou HSV), le VIH, et le papillomavirus humain (VPH) sont des infections incurables. Les traitements qui existent peuvent atténuer, ralentir les dommages ou modifier les symptômes ou la maladie, mais tu n’en guériras pas !

6. En 2021, les IST se soignent alors il y’en a de moins en moins.

FAUX !



Chaque jour, plus d’un million de personnes contractent une infection sexuellement transmissible (IST). On estime que, chaque année, 357 millions de personnes contractent l’une des quatre IST suivantes : chlamydiose (131 millions), gonorrhée (78 millions), syphilis (5,6 millions) et trichomonase (143 millions). Dans la majorité des cas, les infections sexuellement transmissibles sont asymptomatiques ou s’accompagnent de symptômes bénins qui ne sont pas reconnus comme ceux d’une IST.

Contrairement aux idées reçues, toutes les IST ne se guérissent pas ! La syphilis, la gonorrhée, la chlamydiose et la trichomonase sont traitables. /!\ Attention, ces dernières années, nous avons pu observer une résistance aux antibiotiques pour certaines IST (gonorrhée en particulier), limitant ainsi les options de traitement.

En revanche, l’hépatite B, le virus de l’herpès (herpes virus simplex ou HSV), le VIH, et le papillomavirus humain (VPH) sont incurables.

Le mieux c’est de se protéger !

Source : OMS 2019

7. La Donovanose est une IST.

VRAI !



La donovanose (granulome inguinal ou granulome vénérien) est due à une bactérie, la Klebsiella granulomatis. Elle prend la forme de plusieurs petits nodules indolores puis qui finissent par éclater et former des ulcères ouverts suintants.

Cette IST se traite avec un traitement antibiotique à prendre sur 21 jours. Sans ce traitement, elle peut s’étendre et provoquer une septicémie.

Comme toutes les autres IST, la Donovanose augmente le risque de contracter le VIH.

Source : SIDA INFO SERVICE

8. Le préservatif (interne ou externe) est le seul moyen efficace de se protéger contre le VIH.

FAUX !



Il existe un autre moyen : La PrEP (Prophylaxie Pré-exposition) est un nouveau traitement préventif à destination des personnes séronégatives. Ce traitement médicamenteux doit se prendre avant et après un éventuel contact avec le VIH afin d’éviter l’infection.

Attention, ce traitement n’est pas à prendre à la légère ! La PrEP suppose des conditions très rigoureuses : il faut effectuer des dépistages réguliers et strictement respecter les prescriptions (dosage, fréquence, type de médicament).

Et en complément de la PrEP et du préservatif :  Le dépistage

Et oui ! Le dépistage permet non seulement de te protéger, mais aussi de te protéger les autres !

Pour te faire dépister du VIH, tu peux le faire :

- Auprès d’un médecin qui prescrira les examens complémentaires à pratiquer en laboratoire
- Dans un centre gratuit d'information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD)
- Dans certains services de médecine préventive universitaire
- Auprès de certaines associations, comme AIDES qui proposent des tests rapides (appelés TROD). Attention, un TROD est totalement fiable 3 mois après une prise de risque
- Auprès d’un pharmacien (dans le cas d’un autotest VIH)
 

9. Les sextoys peuvent être vecteurs d’IST.

VRAI !



Les sextoys partagés peuvent être contaminants. Sans dépistage préalable, on ne partage pas un sextoy avec son partenaire sauf avec un préservatif !

Aussi, il est important de les désinfecter avec un produit adapté à la fin de chaque utilisation.

10. Lors d’un rapport bucco-génital on peut être contaminé par des IST.

VRAI !



Il est possible de contracter des IST par la pratique de fellation, de cunnilingus et même d’anulingus.

Le risque augmente :
- Lorsqu’il y a éjaculation dans la bouche.
- Lorsque le cunnilungus est pratiqué pendant les règles

Une seule solution pour avoir une pratique sans risque lors du sexe oral : le préservatif ou la digue dentaire (carré de latex à appliquer sur le sexe) ! 

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