L’alcool: à consommer avec modération

Un verre = un verre

La quantité d’alcool contenue dans un verre standard (tel que servi dans un bar) est toujours la même. 

Un verre est égal à 10g d’alcool= 

  • Un demi de bière (25 cl) à 5°
  • un verre de pastis (3 cl) à 45°
  • un ballon de vin (10 cl) à 12°
  • un verre de whisky (2,5 cl) à 40°
  • une coupe de champagne (10 cl) à 12°
  • un verre d’apéritif (7 cl) à 18°. 

Quand on est en groupe, nous avons naturellement tendance à plus consommer…
Les verres sont généralement plus remplis que ceux servis dans un bar, et un verre "maison" correspond plutôt à 2 ou 3 verres d’alcool. 

De façon approximative, un verre d’alcool fait augmenter l’alcoolémie de 0,20 à 0,25 grammes par litre de sang environ. 
Quand on boit un verre, l’alcoolémie atteint son maximum environ 1 heure après (30 minutes si on est à jeun) puis elle commence à baisser. Il faut alors compter environ 1h30 pour éliminer chaque verre d’alcool. Ainsi, si vous vous couchez à 3 heures du matin avec une alcoolémie de 2 grammes par litre de sang, à midi le lendemain, celle-ci sera encore trop élevée pour prendre le volant. 

Il faut, en plus, savoir que le taux d’alcoolémie varie bien évidemment en fonction de la quantité d’alcool consommé, mais également de la vitesse de consommation, de la corpulence, du sexe, du fait d’être à jeun ou d’avoir mangé, de l’âge, de l’état de santé, de votre fatigue et même de votre humeur.

Le cerveau, première victime de l’alcool

L’alcool, une fois consommé, passe rapidement dans le sang, il est transporté dans tout le corps et notamment dans le cerveau. Il va agir directement sur le fonctionnement du cerveau, c’est pourquoi il est classé comme produit dit « psychoactif ».  

A petite dose, il va vous donner une sensation de détente, de plaisir. Il peut vous donner l’impression d’être moins timide mais il altère aussi vos réflexes. 

A plus forte dose, l’alcool entraîne l’ivresse : perte de coordination des mouvements, trouble de la parole, somnolence… L’ivresse peut aussi entrainer des pertes de mémoires. 

A très haute dose, il peut entraîner un coma éthylique. C'est une urgence absolue qui nécessite l'intervention du SAMU. 

Comme tout produit psychoactif, l’alcool peut entraîner une dépendance. C’est à partir de ce moment qu’on parle d’alcoolisme. 

Ses effets sont amplifiés quand on consomme, en même temps, des médicaments ou du cannabis par exemple.

Au long terme, c’est la santé qui trinque !

Sans même parler d’alcoolisme, l’alcool peut être un facteur de nombreuses maladies, par exemple : 
-    la cirrhose : c’est une maladie du foie qui ne se soigne pas et qui peut entraîner des cancers. Elle est principalement causée par la consommation régulière et importante d’alcool ;
-    les cancers : l’alcool, quel qu’il soit est considéré comme cancérigène. Il entraîne des cancers de la bouche, de la gorge ou du colon par exemple. L’alcool est, après le tabac, la deuxième cause de mort par cancer en France ; 
-    les maladies cardio-vasculaires : l’alcool a un effet sur la pression sanguine. En cas de très forte consommation, par exemple en cas de binge drinking, quand on boit vite et pour se saouler, cela peut engendrer des graves troubles du rythme cardiaque, voire un arrêt cardiaque. 

Au quotidien, quand on boit souvent, on peut se sentir plus fatigué, avoir du mal à se concentrer  ou avoir, comme nous l’avons vu, des pertes de mémoire.

Les dommages collatéraux de la cuite

Les effets de l’alcool sur l’organisme peuvent entrainer des accidents qui sont bien plus graves qu’une simple ivresse.

En diminuant les réflexes et la vigilance, l’alcool est responsable de nombreux accidents de la route. 
Si vous devez conduire, ne buvez pas. Si vous buvez, ne conduisez pas. A partir de 0.5g d’alcool dans le sang, le risque d’accident mortel est multiplié par deux. 

Bien sûr, boire un coup, ça vous permet d’être plus à l’aise pour draguer en soirée… d’accord ! Mais cela peut aussi vous faire oublier de vous protéger. Et n’oubliez pas, un seul rapport suffit pour attraper le VIH ou une autre IST, ou même tomber enceinte.

L’alcool, en faisant tomber les inhibitions, est responsable de violences, agressions, coups… 

En cas de binge drinking ou de biture express, en clair quand vous buvez très rapidement une grosse quantité d’alcool, votre organisme ne peut pas suivre ; on peut être sujet à des vomissements, des délires, des pertes de mémoire et même des pertes de connaissance. Or, le coma éthylique est une urgence qui nécessite des soins.

La check list d’une bonne soirée

  • Si je bois, je ne conduis pas : j’organise mon retour avant le début de la soirée et je m’assure que « le conducteur » ne boira pas
  • Je refuse de monter dans la voiture de quelqu’un qui a bu et je l’empêche de prendre le volant
  • Je mange avant de boire
  • J’alterne boissons alcoolisées et eau
  • Je bois de l’eau régulièrement pour éviter la déshydratation 
  • Je me fixe un nombre de verre que je respecte 
  • Je pense à prendre des préservatifs
  • Si je vois quelqu’un qui a beaucoup bu et qui semble endormi, je vérifie qu’il n’ait pas perdu connaissance et j’appelle le SAMU 15 ou les pompiers 18
  • Quand j’ai envie de m’arrêter de boire, je le fais, personne ne me jugera pour ça 

Faites le point sur votre consommation

Vous arrive-t-il : 
- D’être ivre régulièrement ?
- De vous laisser entraîner à boire plus que vous le souhaitiez ?
- De regretter d’avoir trop bu ?
- D’avoir besoin d’un petit verre pour vous sentir mieux ?
- De boire seul(e) ?

Ces questions simples vous permettent de faire le point sur votre relation avec l’alcool. 
Si vous pensez que vous n’arrivez plus à maîtriser votre consommation ou si simplement vous avez besoin de conseil, vous pouvez contactez fil santé jeunes au 3224. 
Sachez qu’il existe des consultations dédiées aux jeunes, ce sont des consultations jeunes consommateurs. Vous trouverez toutes les informations et de nombreux conseils sur le site jeunes.alcool-info-service.fr.