Les allergies de printemps, c’est l’horreur !
Juin 2026
C’est peut-être une habitude chaque année…crise d’éternuements, nez qui gratte, yeux qui démangent, respiration sifflante… Et si les dérèglements climatiques empiraient les allergies ?
L’essentiel à retenir
- Les allergies saisonnières sont provoquées par des allergènes présents dans l’air, principalement les pollens d’arbres et de graminées au printemps en France.
- Les symptômes apparaissent rapidement après l’exposition : éternuements, nez qui coule ou se bouche, yeux rouges, conjonctivite et parfois une gêne respiratoire ou une crise d’asthme.
- Contrairement à un rhume, l’allergie au pollen dure plusieurs semaines, sans fièvre, et s’aggrave lors des pics polliniques signalés par le RNSA.
- Elles peuvent impacter ton sommeil, ta concentration et ton bien-être, surtout en période d’examens.
- Des solutions existent : limiter l’exposition au pollen, prendre un traitement antihistaminique adapté, consulter un médecin si les symptômes persistent ou s’aggravent, et envisager une immunothérapie en cas d’allergie sévère.
Les allergies saisonnières sont des réactions excessives de ton système immunitaire face à des allergènes présents dans l’air, notamment les pollens d’arbres, de graminées ou d’herbacées. Au printemps en France, ces particules microscopiques circulent davantage et peuvent provoquer rhinite, conjonctivite ou crises d’asthme. Si tu es allergique, ton corps identifie à tort ces pollens comme une menace, ce qui déclenche rhinite, conjonctivite ou parfois asthme.
Les symptômes allergiques sont plus sévères et persistants qu’auparavant
En 20 ans, le nombre d’allergies liées au pollen a triplé, cette augmentation « spectaculaire » est causée principalement par le dérèglement climatique.
Dans son bulletin du 31 mars, le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) note la très forte présence des pollens sur une grande partie du pays avec un risque d’allergie de niveau moyen à élever selon les régions en France.

Quels sont les symptômes d’une allergie au pollen ?
Les symptômes de l’allergie au pollen apparaissent au bout de quelques minutes à 2 ou 3 heures après le contact avec un allergène :
- des crises d’éternuements ;
- le nez qui gratte, qui coule ou se bouche régulièrement ;
- une conjonctivite : les yeux rougissent et larmoient, entraînant des difficultés à supporter la lumière (les lentilles de contact aggravent ces symptômes) ;
- une gêne respiratoire, accompagnée de sifflements pulmonaires et d’un essoufflement, associés ou non à une toux, entraînant parfois une crise d’asthme.
L’allergie au pollen aussi impacter ton sommeil et ta concentration. Une rhinite nasale persistante ou des démangeaisons oculaires nocturnes perturbent le repos. Or un manque de sommeil fragilise encore plus ton système immunitaire et peut accentuer la fatigue liée aux symptômes allergiques.
Son impact sur le stress et santé mentale est également majeur. À long terme, cela peut peser sur le moral, surtout en période de révisions ou d’examens.
Comment savoir s’il y a des pollens autour de toi ?
Il est possible de consulter le site Recosanté.
C’est un service public qui aide à mieux connaître son environnement et à agir en conséquence pour mieux protéger sa santé. Concrètement, Recosanté affiche selon la ville renseignée différents indicateurs environnementaux : qualité de l’air, vigilance météorologique, risques d’allergies aux pollens… Selon le risque lié à chaque indicateur, des recommandations pratiques pour se protéger sont affichées.
Comment se protéger pendant cette période ?
Certaines mesures préventives des allergies sont à appliquer dans la vie de tous les jours.
Chez toi, tu peux :
- Quand les pollens se baladent dans l’air, essaie de ne pas te frotter les yeux pour ne pas les déposer. Et si besoin, lave-toi bien les mains avant !
- Te rincer les cheveux car les cheveux longs sont des capteurs … Alors on se lave ou au moins on se rince les cheveux à l’eau claire en fin de journée pour que les pollens ne se déposent pas sur l’oreiller lorsque l’on va se coucher.
- Passe l’aspirateur plus souvent : lorsque l’on aère son intérieur ou que l’on rentre de l’extérieur, des pollens se déposent sur les tissus. On pense donc à aspirer plus souvent la moquette, les tapis et autres tissus.
À l’extérieur, tu peux :
- D’abord, adapte tes horaires. Les pics de pollen sont généralement plus élevés en fin de matinée et dans l’après-midi. Il faut continuer à aérer son intérieur au moins 2 fois par jour. Comme les plantes pollinisent quand le soleil est plus chaud, à partir de 11 heures le matin et jusqu’à environ 17 heures le soir, on aère chaque pièce de la maison au moins 20 minutes le matin et 20 minutes le soir.
- Avec les beaux jours, il est tentant de faire sécher le linge à l’air libre sur ton balcon, chez tes parents… Mais les fibres du linge captent les pollens, que l’on ramène ensuite à l’intérieur…
- Que ce soit en ville ou à la campagne, les pollens volent et si tu roules en voiture les fenêtres ouvertes, tu t’y expose grandement. De plus, lorsque tu es en ville, tu as un double problème : la pollution s’ajoute aux pollens et augmente leur potentiel irritant !
En conclusion : ne fais pas de sport lors des pics, lave-toi les mains régulièrement pour éliminer aussi bien les bactéries que les pollens. Si tu ne portes pas de lunettes de vue, tu peux porter des lunettes de soleil quand tu sors afin de faire écran et de protéger tes yeux.
Si malgré ces précautions tes symptômes allergiques persistent (nez bouché, yeux rouges, gêne nasale ou respiratoire), un traitement peut être envisagé après avis médical. En cas de doute sur l’origine de tes réactions, notamment si tu présentes aussi des symptômes digestifs, il peut être utile de vérifier qu’il ne s’agit pas d’une allergie alimentaire.
Enfin, garde en tête que les allergies saisonnières ne doivent pas gâcher ton énergie ni ta motivation. Comprendre tes déclencheurs et adopter les bons réflexes permet de retrouver une bonne humeur au printemps et de profiter de ces beaux jours.
Allergies saisonnières : quels traitements ?
L’un des plus populaires n’est autre que les médicaments antihistaminiques. Ces traitements sont disponibles en pharmacie sans prescription, mais ne peuvent pas être pris plus de 7 jours.
BON A SAVOIR
Les mutuelles santé Vitalité, Essentielle et Zen permettent d’obtenir jusqu’à 35€ sur la pharmacie en libre-service (médicaments non remboursés par la Sécu).
Pour les gênes localisées (conjonctivites ou rhinites allergiques), il existe aussi des collyres ou des gouttes nasales délivrés sur prescription. En cas d’asthme, le médecin peut également préconiser l’utilisation de Ventoline ou d’un traitement de fond.
Il y a également l’immunothérapie allergénique ou « désensibilisation ». Il s’agit d’un traitement au cours duquel l’administration répétée de l’allergène responsable des symptômes amène le corps à mieux le tolérer. Ces moyens de désensibilisation sont délivrés après consultation d’un spécialiste allergologue. La consultation d’un médecin spécialiste est prise en charge par la mutuelle santé étudiante LMDE.
FAQ
Comment identifier si mes symptômes sont dus à une allergie saisonnière ?
Si tes symptômes apparaissent chaque printemps, sans fièvre, avec un nez qui coule clair, des éternuements répétés et des yeux rouges ou qui démangent, il s’agit probablement d’une allergie saisonnière. Contrairement au rhume, les symptômes persistent plusieurs semaines et s’aggravent lors des pics de pollen.
Quels types de pollen sont les plus courants au printemps ?
Au printemps en France, les pollens d’arbres (bouleau, cyprès, platane…) sont les premiers responsables d’allergies saisonnières. À partir d’avril-mai, les graminées deviennent les allergènes les plus fréquents. Leur concentration varie selon les régions et les conditions météorologiques.
Quand devrais-je consulter un médecin pour mes allergies ?
Tu dois consulter si tes symptômes allergiques deviennent gênants au quotidien, perturbent ton sommeil ou provoquent une gêne respiratoire. En cas d’asthme, d’essoufflement ou si les traitements antihistaminiques ne suffisent pas, un médecin pourra adapter ton traitement.
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